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TRIBUS GAULOISES : LE BAZAR ?

Pour aider notre prince Vercingétorix et négocier au mieux le ralliement des chefs gaulois, voici un petit topo sur l’état politique de la Gaule avant la conquête romaine.

C’est César qui nomme arbitrairement les Celtes vivant à l’ouest du Rhin les “Gaulois”. Ils sont environ 10 millions, répartis en une soixantaine de tribus indépendantes. Pas de chef unique donc, mais une langue et une culture communes.

 

Chaque tribu a sa capitale : l’oppidum, construit sur un mont, concentre les pouvoirs religieux, administratif, judiciaire et politique. Depuis la chute de la monarchie chez les Gaulois, un sénat de nobles y élit un vergobret, sorte de premier ministre, qui administre la tribu sous le régime du clientélisme. 

 

Le clientélisme est un lien social fort où un homme, une famille ou toute une tribu sert un “patron”. Ce lien est héréditaire et peut être échangé ou vendu par le patron. Il produit une société hiérarchisée, avec des intérêts très concurrents, d’où la difficulté de mettre tout le monde d’accord…

La société gauloise est agricole, marchande et pratique l’esclavage. Habile dans l’artisanat, elle bat aussi monnaie. Certaines se calibrent peu à peu sur le poids des monnaies romaines, attestant d’échanges économiques qui attirent inexorablement les élites gauloises dans l’orbite de Rome.

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Statère de la tribu des Parisii,
Ier siècle avant J.-C.

Les liens entre les deux civilisations contemporaines et voisines sont nombreux. Depuis -121 déjà, les Romains contrôlent la Narbonnaise : la côté méditerranéenne gauloise et la vallée du Rhône. Les Arvernes, le peuple de Vercingétorix, en sont les voisins, et se sont d’ailleurs engagés à se tenir tranquilles pour éviter la conquête… C’est ce qu’on va voir !

 

Le père de Vercingétorix aurait ainsi été tué par son entourage, car il commençait à remuer un peu trop et se voyait déjà roi de tous les Gaulois. Vercingétorix a grandi dans l’influence de ses oncles, alliés des Romains, qu’il a probablement servis comme officier.

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La Gaule narbonnaise, avant la conquête de Jules César (guerre des Gaules) en -58.

Autre poids lourd du secteur : les Eduens, une confédération puissante et alliée des Romains jusqu’au dernier moment avant Alésia. C’est le peuple “patron”, en Gaule : celui dont la primauté est reconnue par tous les autres. Sans avoir d’autorité sur les autres, leur prévalence est reconnue.

 

Leurs voisins, les Séquanes, sont aussi puissants, mais affaiblis par des incursions de Germains qui les poussent à empiéter sur le territoire de leurs voisins, les Helvètes. Ceux-ci décident alors de migrer vers le territoire des Santons, de l’autre côté de la Gaule : le meilleur prétexte pour que César vienne mettre de l’ordre dans ces migrations, en -58. 

 

Mais la suite, c’est lui qui vous la racontera…